Out of sight, par Delphine Parodi & Yoko Tawada
<p><em>À Fukushima. Août 2013</em></p>
<blockquote>
<p>« Ouvrir trois conserves : sa tâche quotidienne<br />
Une cérémonie sur la plage.<br />
Le poisson frais est contaminé,<br />
a dit le vent éloquent et vif.<br />
Qui sans un mot sourit sur l’étiquette ?<br />
Un chat siamois disparu<br />
ce jour-là dans une lumière aveuglante. »</p>
</blockquote>
<p>Yoko Tawada<br />
<em>Traduit de l’allemand par Bernard Banoun</em></p>
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<p>Installée au Japon depuis 2010, la photographe française <strong>Delphine Parodi</strong> se rend à <strong>Fukushima</strong> pour la première fois durant l’été 2012. Pendant sept ans, elle y retourne régulièrement, aussi bien à l'intérieur de la zone d'évacuation forcée de 20 kilomètres autour de la centrale nucléaire que dans le reste de la préfecture de Fukushima. Elle photographie, écoute et recueille les témoignages des personnes évacuées et des habitants de la préfecture. Ses images réalisées avec un appareil moyen-format, présentées sous forme de diptyques, font dialoguer paysages intimes, souvent insondables – rivières, montagnes, lacs, forêts, carrefours, bancs isolés – et portraits d’habitants. Un dialogue qui suggère l'altération de leur rapport à ces lieux aussi bien que l'importance de la mémoire individuelle.</p>
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<p>L'écrivaine et poétesse japonaise <strong>Yoko Tawada</strong>, qui vit en Allemagne, a elle aussi entamé un travail à la suite de la catastrophe. Delphine Parodi et Yoko Tawada se rencontrent à Berlin en décembre 2012. Émues par les résonances profondes qui émergent entre leurs voix, elles décident de les unir. Yoko Tawada se rend à son tour à Fukushima et rencontre les personnes que Delphine Parodi avait précédemment photographiées. Le même mois, elle écrit les vingt-quatre poèmes publiés dans ce livre, en <strong>allemand </strong>d’abord, avant de les traduire elle-même vers sa langue maternelle, le <strong>japonais,</strong> puis qu’ils soient ensuite traduits vers le <strong>français</strong> et l’<strong>anglais</strong> par ses traducteurs littéraires attitrés. Ce sont des poèmes qui empruntent à la fois à l'esprit japonais et à une langue très contemporaine, guidée par les situations et les voix qu'elle a patiemment saisis.</p>
<p>Yoko Tawada et Delphine Parodi feront encore plusieurs voyages à Fukushima, le plus souvent séparément, ensemble à l’été 2015, mais avec la même nécessité, celle d’écouter les voix des habitants, ce qu’ils ont vécu, ce qu’ils continuent à vivre, portées par la responsabilité commune de mettre en mots et en images cette somme d’événements individuels.</p>
<p>Combinant <strong>diptyques photographiques</strong>, <strong>poèmes</strong>, <strong>témoignages</strong> et souvenirs en <strong>quatre langues</strong>, <em>Out of Sight</em> est le fruit de ce projet à long terme. Naviguant entre le visible et l'invisible, ce livre donne forme à ce qui reste une menace constante mais imperceptible, et se veut un rappel à la conscience collective, rappel devenu universel en temps de pandémie.</p>
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<p><strong>Delphine Parodi</strong>, photographe française née en 1984, vit et travaille à Tokyo.</p>
<p><strong>Yoko Tawada</strong>, romancière, poète, essayiste japonaise, est née à Tokyo en 1960, et vit en Allemagne depuis 1982.</p>
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<p>Les <strong>24 poèmes</strong> de Yoko Tawada ont été écrits en allemand et autotraduits vers le japonais. Également traduits de l'allemand vers le français par<strong> Bernard Banoun</strong> et vers l'anglais par <strong>Bettina Brandt</strong>. L'intérêt du projet tient aussi à la manière dont il fait circuler les langues et souligne la puissance de la traduction, a fortiori sur un sujet sensible et poétique au caractère universel. Yoko Tawada est traduite en plusieurs langues par des traducteurs de renom.</p>
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<strong>Bernard Banoun</strong> Bernard Banoun est professeur de littérature allemande des XXe et XXIe siècles à la Faculté des Lettres de Sorbonne Université et traducteur littéraire. Ses domaines de recherche sont la littérature allemande contemporaine, l’opéra et l’histoire de la traduction. Il a publié sept traductions de Yoko Tawada (dont une du japonais, avec Ryoko Sekiguchi) aux éditions Verdier et une, Le Sommeil d'Europe, à La Contre-Allée. Il a également traduit Maja Haderlap, Thomas Jonigk, Werner Kofler et Josef Winkler. Il est également l'un des auteurs, avec Isabelle Poulin et Yves Chevrel de l'impressionnante <em>Histoire des traductions en langue française</em> (Verdier, 2019).<br />
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<strong>Bettina Brandt</strong> est née en Allemagne et a grandi aux Pays-Bas et en Belgique francophone. Diplômée de l’université d’Utrecht en langues française et allemande, elle est l’auteure d’une thèse en littérature comparée à l’Université de Harvard. Actuellement en poste au département d’allemand de la Penn State University, elle a notamment enseigné à Harvard, au MIT et à la Columbia University. Elle est l’auteure de nombreux articles et essais sur des auteurs germanophones multilingues tels que Yoko Tawada, Emine Özdamar ou Herta Müller, et traductrice d’auteurs de fiction contemporains.</p>
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<p>Par le lien qu’elle a tissé avec le Japon en y vivant depuis de nombreuses années, Delphine Parodi a pu accéder à une présence intime et à une parole rare, où se mêlent souvenirs de lieux, de goûts, de traditions…</p>
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<p>Avant la catastrophe nucléaire du 11 mars 2011, les relations entre les individus, leur communauté et les cycles de la nature étaient très fortes dans la région, en particulier dans les villes les plus touchées qui entourent la centrale de Fukushima Daiichi. L’accident, dont les conséquences continuent à se faire sentir aujourd’hui, a bouleversé durablement ces relations. Comment vivre alors dans un nouvel environnement sous la menace constante de taux de radiation élevés ? Comment exister lorsque la simple liberté de vivre au présent a été supprimée ? Quand sensations et perceptions charnelles ont été ébranlées et que les liens unissant une communauté à son environnement ont été compromis ?</p>
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<p>Delphine Parodi a suivi la trace de ces lieux lors de visites régulières à Fukushima, non seulement dans les environs immédiats de la centrale mais aussi dans les "trois pays" de la préfecture de Fukushima. Celui de la côte <em>hamadori</em>, longeant le bord de mer où est située la centrale nucléaire Daiichi. Celui du milieu, <em>nakadori</em>, et celui de l’arrière pays <em>Aizushio</em>, en direction d’Aizu. Elle est très souvent accompagnée par des habitants de la région, qui entretenaient tous une relation et une histoire particulières avec leur lieu d’origine. Ainsi ses photographies décrivent des régions et des surfaces intimes, et dépeignent le corps comme un vecteur de conscience de notre environnement, un corps à la jonction entre intérieur et extérieur, une familiarité inconnue, fonctionnant éventuellement comme substrat de la mémoire – une mémoire clivée entre sa valeur en tant que preuve et sa perte. Et les témoignages des évacués leur font écho.</p>
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<p><strong>Namie, Préfecture de Fukushima, 2015</strong></p>
<p>Wir mussten unsere Stadt verlassen, unser Haus aufgeben, unser Leben hinter uns lassen. Doch die Bäume sind geblieben. Sie wissen nicht, dass alles verseucht ist, aber sie wissen, wann sie blühen müssen und wann sie ihre Blätter fallen lassen müssen, dem Zyklus der Jahreszeiten folgend.</p>
<p>人間の私たちは、家を捨てて、町を離れて、人生を置き去りにした。でも木はそこに残ってる。すべてが汚染されてしまったことも知らないまま、今年もまた花を咲かせて、葉を落とす。</p>
<p>On a dû quitter nos villes, abandonner nos maisons, laisser nos vies derrière nous. Mais les arbres sont restés. Ils ne savent pas que tout a été contaminé, mais ils savent quand est-ce qu’ils doivent fleurir et quand perdre leurs feuilles, suivant le cycle des saisons.</p>
<p><em>We had to leave our town, abandon our house, leave our life behind us. But the trees stayed. They don’t know that everything has been contaminated, but they know when they have to blossom and when to lose their leaves.</em></p>
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<strong>Nihommatsu, Préfecture de Fukushima, 2012</strong></p>
<p>Meine Familie hat Reisfelder in Tomioka, gerade noch innerhalb der Grenze der Evakuierungszone. Die erste Ernte - der neue Reis - darauf habe ich jedes Jahr gewartet, auf diesen Geschmack. Aber ich werde das nie mehr erleben.</p>
<p>私の家族は富岡町の立ち入り禁止区域の中に稲田を持っていました。収穫したての味 - 新米 - それを毎年待ち侘びていた。けれど、もうそれは二度と出会うことができない。</p>
<p>Ma famille avait des champs de riz à Tomioka, juste à la limite de la zone d’évacuation. Le goût de la première récolte: le riz nouveau est quelque chose que j’attendais chaque année, mais je ne pourrais plus jamais en faire l’expérience.</p>
<p><em>My family have rice fields in Tomioka, just inside the limit of the exclusion zone. The first harvest, the new rice, the first bowl of this rice was something I waited each year for its taste, unique but I will never encounter it again.</em></p>
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<p><strong>Iwaki, Préfecture de Fukushima, 2014</strong></p>
<p>Einmal im Monat komme ich in mein altes Haus zurück. Es liegt in Namie, also innerhalb der Evakuierungszone. Ich brauche dieses Hin und Her, sonst würde ich den Sinn für die Realität völlig verlieren. Ich träume oft davon, wie meine Stadt war und mein Leben der letzten 50 Jahre - es scheint mir immer noch so real. Und doch, manchmal, wenn ich aufwache, frage ich mich, ob es jemals existiert hat. Deshalb muss ich dort tatsächlich hingehen, um die Grenzen dieser beiden Welten physisch zu erfahren. Wenn ich von einer in die andere Fahre, habe ich das Gefühl, dazwischen gefangen zu sein; aber es gibt mir zumindest das Gefühl der Wirklichkeit.</p>
<p>私は月に一度、立ち入り禁止区域内である浪江町の昔の家に帰っています。私にはこの行き来が必要なのです。そうでなければ、私は完全に現実の感覚を忘れてしまうから。私はよく、私が住んでいたころの昔の町の夢を見ます。私の人生の過去50年。それはとてもリアルです。今でも目覚めたときに私は思うのです。もしかするとあれは存在していなかったのではないかと。だから私は、今でもあちらに帰って、この二つの世界の境界を物理的に感じることが必要なのです。二つの世界の間を運転しているとき、私はその『間』を凄く感じます。ですがそれは、少なくとも、現実の感覚を与えてくれるのです。</p>
<p>Je retourne une fois par mois dans mon ancienne maison située à Namie, à l’intérieur de la zone d’evacuation. J’ai besoin de ces allers-retours; sinon je perds complètement le sens de la réalité. Je rêve souvent de ma ville d’avant, de ma vie ces cinquante dernières années, ça à l’air encore tellement réel. Et pourtant quand je me réveille parfois je me demande si ça a jamais existé. C’est pourquoi j’ai besoin de m’y rendre pour expérimenter les limites entre ces deux mondes. Pendant que je conduis de l’un à l’autre je me sens vraiment coincée entre les deux, mais au moins ça me donne un sentiment de réalité.</p>
<p><em>I come back once a month to my old house situated in Namie, inside the evacuation zone. I need this back and forth; otherwise I completely lose sense of reality. I often dream of what my town was like - my life for the last 50 years - it still seems so real. Yet sometimes when I wake up, I wonder if it ever existed. This is why I need to go there to physically experience the boundaries of these two worlds. While I drive between them I really feel caught in the middle, but this, at least, gives me a sense of reality.</em></p>
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<p><strong><em>Out of sight</em> </strong>rassemble 52 photographies en diptyque réalisées par Delphine Parodi à Fukushima entre 2012 et 2019, 24 poèmes écrits par Yoko Tawada en 2013 à Fukushima et les témoignages recueillis par Delphine Parodi auprès des habitants de la région pendant ses séjours sur place, tous quadrilingues.</p>
<p><strong>Caractéristiques du livre</strong><br />
En librairie en octobre 2020<br />
ISBN 978-2-36744-146-7</p>
<p>52 photographies en couleurs.<br />
16,5 x 28,5 cm<br />
120 pages<br />
Couverture cartonnée<br />
Impression en quadrichromie sur papier couché mat 170 g, couverture cartonnée</p>
<p>Textes quadrilingues français / allemand / japonais / anglais</p>
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<p><strong>Yoko Tawada</strong>, romancière, poète, essayiste japonaise, est née à Tokyo en 1960 et diplômée de l’université de Waseda à Tokyo. Elle vit en Allemagne depuis 1982 où elle a obtenu un Ph.D en Littérature allemande. Elle est l’auteure d’une quarantaine de livres en japonais et en allemand, et lauréate de nombreux prix internationaux.</p>
<p>En 1993 elle reçoit le prestigieux prix Akutagawa pour <em>Le Mari était un chien</em>. Écrivant alternativement en japonais et en allemand – textes courts, romans, poésie, théâtre –, le Adalbert-von-Chamizo Prize, prix allemand reconnaissant des écrivains étrangers pour leur contribution à la culture allemande, lui est attribué en 1996.</p>
<p>Elle est aussi lauréate du prix Tanizaki en 2003, de la médaille Goethe en 2005, du prestigieux Kleist Prize en 2016, ainsi que du National Book Award aux États-Unis en 2018 pour son livre <em>The Emissary</em>. En France, sept de ses romans ont été traduits aux éditions Verdier, dont <em>Opium pour Ovide</em> (2002), <em>Train de nuit avec suspects</em> (2005), <em>Journal des jours tremblants</em> (2012), <em>Histoire de Knut</em> (2016)…</p>
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<p><strong>Delphine Parodi</strong>, photographe française née en 1984, vit et travaille à Tokyo. Avant d’emménager au Japon en 2010 elle a poursuivi des études de philosophie et de lettres modernes à l’université de la Sorbonne et de photographie au London College of Communication.</p>
<p>À la frontière entre documentaire et photographie narrative, son travail se concentre essentiellement sur les relations entre les sociétés et leur environnement. Naviguant entre visible et invisible, entre document et récit, elle appréhende les liens délicats entre histoires, témoignages, mémoire collective et mémoire individuelle.</p>
<p>Expositions personnelles :<br />
- Centre culturel japonais de Berlin / Japanisch-Deutsches Zentrum Berlin, 2014, série "Out of Sight".<br />
- Kyotographie Festival of Photography, Japon, 2016, série "Out of Sight".<br />
Exposition collective:<br />
Galerie La Jetée, Marseille, 2017, série "Fukushima pour l’avenir".</p>
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<p><strong>Le Bec en l’air</strong> est une maison d’édition indépendante fondée en 2000, basée à Marseille, et spécialisée dans le livre de photographie.</p>
<p>Notre catalogue de plus de 200 titres comprend les monographies de Denis Brihat, les livres les plus récents de Denis Dailleux, l’Algérie de Marc Riboud, ainsi que des écritures photographiques aussi variées que celles de Jane Evelyn Atwood, Bruno Boudjelal, Jean-Christian Bourcart, Stéphane Couturier, Payram ou, parmi les talents émergents, Arko Datto, Yohanne Lamoulère, Shinji Nagabe, Frédéric Stucin…</p>
<p>Qu’il s’agisse de préoccupations documentaires, esthétiques ou intimistes, un point commun réunit nos publications : le dialogue entre texte et photographie pensé comme outil de questionnement du monde contemporain.</p>
<p>Les textes, souvent bilingues anglais/français, sont confiés à des romanciers, essayistes ou critiques d’art tels Christian Caujolle, François Cheval, Laurent Gaudé, Marie-Hélène Lafon, Yanick Lahens, Elias Sanbar, Alice Zeniter…</p>
<p>La maison d’édition est associée à plusieurs événements dont elle réalise les catalogues : festival Circulation(s) à Paris, ImageSingulières à Sète, Prix Maison Blanche à Marseille…<br />
En 2018, Le Bec en l'air a édité le livre issu de la commande publique en photographie du ministère de la Culture sur la jeunesse en France (<em>Jeunes-Générations</em>) et, en 2020, le premier volume d'une publication annuelle recensant les acquisitions photographiques dans les collections publiques (<em>+ Photographie</em>), ouvrage coédité avec le ministère de la Culture.</p>
<p>Le Bec en l’air a reçu le Prix Nadar-Gens d’images en 2015 pour <em>Algérie, clos comme on ferme un livre ?</em>, de Bruno Boudjelal ; le Prix HIP 2019 du Livre de l'année pour <em>Les Métamorphoses de l'argentique</em> de Denis Brihat et le Prix HIP du Premier livre 2019 pour <em>Faux Bourgs</em> de Yohanne Lamoulère.</p>
<p>Le Bec en l’air est membre du France Photobook, qui réunit une vingtaine d’éditeurs français indépendants de livres de photographie.</p>
<p>La maison a été fondée et est dirigée par Fabienne Pavia, éditrice, et Dominique Herbert, directeur artistique.</p>
<p><a href="http://www.becair.com" target="_blank"><strong>www.becair.com</strong></a></p>
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<p><em>Le Bec en l'air à Paris Photo.</em></p>