Tous les contributeurs sont invités à la première de mon 1er long métrage "The End", veuillez vous manifestez si vous n'avez pas reçu de mail d'içi demain, votre confirmation est souhaitée pour bloquer les places. L'évenement a lieu le 28 Mai à 18h30 à la salle Ecoles 21 ou Christine 21. Voici le poster du film ci dessous et bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=qyoEPH5YbqA
The Butterfl'eye effect
It's all about Storytelling ! Join us on our new venture at Butterfl'eye Movies !

Failed
57
Contributions
06/05/2022
End date
€3.995
Out of €10.000
40 %
The publications
Je vous détaille dans cette vidéo les projets pour lequels vos dons vont concrétement servir, merci de partager cette vidéo et qui sait un miracle pourrait peut-être se produire ? Actus en cours - Programmation de courts métrages "Pondy à Paris" sur d'autres communes - Distribution et envoi en festival du 1er long métrage "The End" - Tournage du 14eme film "Marchands de sommeil" sur Melun fin Avril
Des idées de concept sur lesquels je travaille, l'un deux vous intéresse ? Week 21 Croix de boix croix de fer God X Silhouette Lacune Aura
Des idées de scénarios sur lesquels je travaille, l'un d'eux vous intéresse ?...
Des photos de mon lieu de travail & de création & jardin secret.
Naissance, Hlm, Masala, Tango, Bisexualité, Amnésie, Série B sont au programme cette année, brrrr...L'effet Butterfl'eye en mode frémissement.
Et bien voilà c'est fait, notre projection en publique. La moitié de ma filmographie en salle dans le cadre de la fête du court métrage le 19 mars matin à 11h. Une expérience inédite et forte en sensation. Du beau monde et surtout un événément de cinéma et non un événement indien. Le cinéma est universel, ses thémes, sa musicalité, son lot d'émotion aussi. Après le discours d'ouverture, je me suis assis au 1er rang et j'ai saisi le pouls des spectateurs; les rires, les pleurs, les tensions, les peurs, les silences....L'expérience en salle sans passs, sans masque, en plongeant dans ce flot de sensations a été enivrant. De plus, ces applaudissements, cette exaltation, l'hommage fait aux équipes, ce bain de foule mais bon sang, existe-t-il meilleur trip ? Pourtant parmi ces retours benis, j'ai eu droit à des retours constructifs, des remarques à encaisser mais comme le programme avait été conçu savamment, chaque spectateur est reparti avec au minimum un coup de coeur et ça c'est un ticket gagnant pour prouver que l'exercice tant complexe du court métrage. Méprenez-vous jeunes réalisateurs, le court métrage n'est pas une question de classe ou moyen, c'est un exercice tout court. Ecrivez une nouvelle, vous verrez combien il n'est pas aisé. Idem pour le court. Faire tenir en haleine des spectateurs 10 - 15 min sur une tranche de vie est hyper stressant. D'ailleurs je devrais appeler mes courts métrages des tranches de vie, l'appelation serait plus adaptée. Aujourd'hui, je peux le dire haut et fort, c'est une étape définitivement atteinte et prouvée. Butterfl'eye Movies offre de bons films. Les aimer et les détester reste un droit sur lequel aucun jugement n'est recevable. Ce sont mes bébés, ils sont aussi imparfaits que moi et je les aime tout au monde. D'ailleurs, quel plaisir j'ai eu à les revoir mais sur grand écran sachant que je n'ai que très peu d'occasion au final. L'autre réussite dont je suis pleinement conscient c'est que les films ont cet aura universel car l'émotion suscitée a été commune et partagée. Le collectif a fait un excellent travail de présence ce qui fait que les spectateurs n'ont pas seulement fait connaissance d'un homme et sa vision mais également toutes les personnes qui ont collaboré sur ces oeuvres. Ce qui est fascinant c'est que tous les acteurs pourtant jeunes en expérience, ont été considérés amplement comme des professionnels ce qui me confirme l'importance d'avoir une bonne direction d'acteur. La partie technique a été largement appréciée ce qui signifie que la recherche de styles narratifs ou visuels est aussi important que la mise en scène. Au final, ma posture sous mes 3 casquettes sont avérées et confirmées et je peux maintenant, après cinq ans, de dure labeur passer à l'étape suivante : Le long métrage. Je vous avais dit que ce n'était pas uen histoire de classe mais une question d'expérimentation telle Seth Brundle dans son laboratoire et sa mouche. Autrement dit je continuerai à réaliser, même si le retour sur investissement est caduque, des courts métrages. J'en ai prévu 7 cette année. En voici la liste et comme mes films sont connectés (Hé oui, la filmographie d'un réalisateur n'est pas au final un grand puzzle de sa vie ?) vous en verrez les liens matricielles beaucoup plus tard. Et d'ailleurs, plus je ferai des courts, plus j'avancerai dans mes longs. Bizarre vous dîtes ? Mais que nenni, pur plaisir, vous ne saurez jamais combien les projets seléctionnés pour cette année ont chacun leur lot d'excitation. Et pour faire monter l'excitation, il faut faire durer le plaisir. Mon plaisir. Merci @Dreamy motion & @Spark studio pour leur contribution au bon déroulé de cet évenement.
THE END ... Le teaser efin par @Dreamy motion .... Laissez l'inspiration vous dévorer Profitez pour vous abonner à la chaîne Youtube de notre collectif et partenaire : @Spark Studios pour avoir accès à du contenu exclusif et notamment nos trailers, événements, masterclass d'ailleurs vous en avez deux sur le mêtier de comédien et chef opérateur. Deux autres arrivent sur le mode de tournage d'un film expérimental en terre étrangère et notre roadmap 2022 ainsi que notre défi de fin d'année; notre marathon 24h = 2 films (Nila et Final cut)
3eme et dernier volet des présentations des films disponibles sur la page "theater" de mon site web. Je vous propose de découvrir un film inédit tourné en 2019. Il est resté dans les bacs dù à une post prod problématique. Je l'ai fini qu'en 2021 pour tout vous dire. C'est l'histoire d'un homme qui passe son temps à suivre des femmes. L'idée me vient de faits divers mais aussi de ces personnes qui évitant la vie active en s'inventant de nouvelles activités qui permettent de laisser libre cours parfois à certains fantasmes. Sauf que dans mon film, le pervers en question en est à ses débuts. Le film est très fidèle au texte à part les dialogues, élément que je préfère travailler avec les comédiens pour que ça passe mieux en bouche. D'ailleurs la plupart de mes dialogues, sauf sur des scènes clé ou émotives, sont génériques en attendant d'être ciselées. Nous avons tourné sur 2 jours. Un en mode guérilla sur St Lazare et un train en provenance de Versailles rive droite. Le 2eme dans une galerie d'art dans le 94. Admirez l'équipe, nous sommes 3 garçons, la parité est une chose à laquelle je veille particulièrement quand je constitue une équipe. Comme la violence dans mes films, elle n'est jamais gratuite. Elle s'inscrit dans le récit et fait partie intégrante d'une esthétique. Le mode guérilla s'est bien passé malgré certains couacs avec des usagers et surtout des vrais pervers localisés sur la place Lazare qui n'arrêtaient de draguer les membres de l'équipe, ils auraient pu être des personnages non fictifs du film...Le lendemain a été plus compliqué sachant qu'il y avait un échange physique. La scène était complexe et demandait une chorégraphie réglée comme du papier à musique. On a urgé pour les derniers plans mais on a bien rigolé, une ambiance de tonnerre. Deux comédiens généreux et formidables. Je me rappelle m'être posé avec Pierre Michael à Chatelet et regarder la gente féminine pour voir ce qu'on ressentait, un jeu assez grisant. Je me rappelle d'une scène Chloé pousse un cri de colère voire de désespoir, elle était radieuse et j'ai eu un gros moment d'émotion. Ces deux comédiens issus du Studio Muller ont donné vie à ce film avec grâce et conviction. C'est la dernière qu'Olivier et moi collaborions ensemble. On a travaillé sur pas mal de projets notamment sur des webséries mais un gros travail d'approche des prods télé, on n'a pas pu transformer l'essai. Les souçis techniques ont été irréversibles car des plans ont été irrécupérables, on ne peut blâmer personne. C'est une leçon à retenir. Point. C'est la 1ere fois aussi où j'ai tenu ma casquette de producteur selon les règles de la convention en préparant les contrats et fournissant des fiches de paie à chacun. Le film m'a coûté le double. Le sauveur du film c'est Geoffrey, il a fait un travail formidable sur le montage et l'étalonnage (dont ce rosé érotique). Je suis fier d'avoir les talents chantants de Pierre Michael dans la scène d'ouverture de la douche. Il y a une version du film avec la chanson "I feel love" (chanson sensuelle à souhait) que j'avais voulu utilisée pour la séquence du train. J'ai même eu l'accord de Giorgio Moroder contacté par mail mais la famille, vu le sujet controversé, a refuse de m'octroyer les droits du coup je n'ai pas le droit de diffuser cette version. Il s'est du coup passé une chose incroyable. Je tombe par hasard sur la bo d'un film amoul qui fait partie des inspirations du film "Sikappu rojakkal" "Les roses rouges" du réalisateur Barathiraja interprétés par Kamal hasan et Sri devi. BO de mon compositeur fétiche Ilaiyaraja. La reprise est celle d'un malais et de son groupe musical. Belle aubaine même si le "feel" prend une autre dimension. Je lui écris pour avoir les droits qu'il me donne gratuitement en me demande, en échange, de faire une bonne action sociale. Je lui décrit l'action "livres scolaires" que j'allais mener pour le compte d'une association indienne. Voilà comment est arrivée cette BO swinguante. Merci encore Leonard Selva (grand fan d'Ilaiyaraja également et joueur d'orgue). Le film tourne actuellement en festival jusqu'à fin Mai, c'est la raison pour laquelle je l'ai rajouté sur mon site pour ceux qui souhaitaient le découvrir. Bon film !
DIL (Coeur, 2018, comédie dramatique) Voici mon 5 eme court métrage. DIL / Coeur. J'avais envie de parler du mariage arrangé forcé mais sous forme de comédie dramatique et sortir des chemins conventionels de traitement de ce sujet. Le point d'orgue est, je le précise, à la fin, un hommage aux femmes mariées qui n'ont pas su prendre leur destin en main car elles se sont sacrifiées en quelques sorte par l'abandon de leurs désirs, études, rêves ou amours déchus. Nos mamans. La mienne plus particuliérement. Elle n'a jamais vu le film donc elle ne sait pas, ironue du sort. Elle n'aime plus le cinéma. Elle est restée dans la grande époque classique des années 80/90/2000 après tout ce qui est sort est nul d'emblée. Pire, les téle novelas indiennes ont la côte. Depuis j'évite ce débat stérile car elle reste convaincue que j'ai choisi la mauvaise voie. L'encouragement des enfans pourvus à des destins artistiques reste une denrée rare pourtant mon père écrivait des essais, nouvelles, poèmes dont j'ai conservé une partie. Bref, je choisis cette hstoire d'une rencontre farfelue. Je décide de faire le film en tamoul pour répondre à une envie profonde. Faire le pont avec ma langue maternelle et d'en utiliser la musicalité. Et mélanger à ma langue usuelle pour mixer le tout. Certes, ce n'est pas à tous les goûts, d'ailleurs ce film très cher à mes yeux (oui ils le sont tous mais certains ont une valeur particulière) n'a pas fait l'unanimité. C'est aussi le 1er scénario de court métrage que j'ai écrit. Je l'avais pensé comme ça, lieu fixe, mariage et cette rencontre. J'ai casté pas mal de monde mais il y a eu des changements avant d'arriver à Mathieu, perfect match pour le rôle et surtout Alexia, non seulement une une amie d'enfance que je retrouve après des années car on était quasiment insépérable en 3eme. Et la beauté de la chose c'est qu'elle remplace la comédienne au pied levée suite à un problème d'ordre privé. Je connaissais les talents d'Alexia, ancienne chorégraphe, chanteuse playback, sportive et d'un dynamisme déroutant. J'ai pris du temps à la persuader et du coup elle a tenu 3 casquettes dans ce film : Dialoguiste, Chorégraphe, Actrice. Le casting étant fait, je réunis mes collborateurs clés, Geoffrey, Angel et Carla. On décide de tourner dans une salle de fête dans le 94 et c'est parti pourune journée de tournage avec la présence d'une petite dizaine de figurants, des amis de tout horizon. En fait on s'est bien amusé, on a bien mangé (merci cousin) et finalement on a manqué de temps pour le plan séquence. Les comédiens étaient stressés et du coup on l'a découpé pour pouvoir le tourner dans le temps qui nous restait. 12 pages de dialogues. C'était un sacré challenge. C'est important que chacun de mes films aient sa part de challenge sinon ce n'est pas excitant. En dehors de la thématique du mariage dont j'ai failli être une victime, j'abordais en tant que fémniste engagé la liberté de choix de vie et c'est que revendique Pavitra recherchant l'émancipation à travers l'art. Tandis que Jana est un archétyque du militaire pédant et d'une star orgueilleuse, un cliché ambulant. A cela se rajoute un hommage très ancré à un des duo du cinéma tamoul populaire : K.Balachander (le rélisateur féministe de renomée et son compositeur préféré MS Viswanathan. J'ai pris énormément de plaisir à préparer le mix de leurs chansons de film en répérant même les paroles nécessaires aux scènes. Ce film est une pièce de théatre filmée d'où le cadre particulier et bon enfant. Un film qui se savoure pour sa BO et son côté effronté. Bon visionnage.
Allez je vous invite à une 2eme séance de courts métrages toujours sur le site www.butterfleyemovies.fr C'est parti ! A DEADLY WISH (Court métrage, fantastique 2018) Bon, on est en 2018. Je suis quasiment nomade ayant fait "reset" de ma vie d'avant. Des sacrifices douloureux mais aussumés qui ne font que reconforter la voie que j'ai pris, celle de nourrir le rêve de ce cinéaste qui sommeille en moi. Je suis au chômage depuis un bon moment. Je goûte à la vie inactive. Du cinéma, des musées, des rencontres. Et en même parallèle, j'écris, j'écris énormément grâce aux cours avec Jean Marie Roth. Un 1er long sur l'Infanticide intitulé "Shakuntala" visiblement mon projet le plus ambitieux. Et plein de scénarios de courts métrages, une vingtaine écrits les uns après les autres comme s'il fallait étancher une soif. Bien sûr je traite de sujets de société qui me sont chers mais à travers un prisme de genre (thriller, horreur, épouvante et mon thème de prédilection le fantastique, en l'occurence pour ce film les références étaient Nosferatu, Les mains d'Orlac et La Main de Maupassant). Grand féru des films de cette trempe et en recherche de modes narratifs et visuels correspondant à mes goûts, je décide de me lancer dans une 1ere aventure, seul comme un grand, avec ces 3 casquettes ARP (Auteur Réalisateur Producteur). J'avais le financement nécessaire grâce à mon chèque de départ d'entreprise. J'avais besoin d'une main, d'une voix et d'un fond vert. Les deux premiers éléments ont été gracieusement "prêtés" par Serge, un comédien généreux et charmant que j'ai rencontré sur un court métrage "Le coach" où j'ai opéré comme assistant réalisateur, peut-être un de mes meilleurs souvenirs en tant qu'AD. La voix de Serge m'avait séduite d'emblée et je n'avais pas peur de la manière dont il allait s'approprier le monologue et la main prit vie dans ce décor de fond vert au sous sol d'un centre commercial dans le 92 le tout orchestré par Geoffrey qui me met plein les yeux sur ses talents de chef op et superviseur vxf (le montage étant déjà un acquis). D'ailleurs, en y pensant, il était aussi la 2eme main du film. Vous voyez dans cette photo des mines réjouies, pas d'équipe de tournage, nous étions 3. L'économie au cinéma est très importante. La post prod a pris du temps, le décor en imag de synthèse, l'enregistrement de la voix, le mixage son. Le studio des frères Ignace dont je garde un excellent souvenir, cet endroit était un coup de coeur, j'y ai passé des moments magnifiques. Et Geoffrey avait amenagé différement son nouveau bureau. Kelly m'a aidé pour les dialogues en anglais et le choix des mots a été un pur délice notamment dans la recherche d'un jargon ecclésiastique. C'est un court métrage particulier dont j'ai été très fier de le présenter à l'Etrange festival en 2019. Ce personnage abominable pourrait être la version obscure de moi même. On lutte sans cesse envers nos pulsions et si on laissait parler notre violence primaire, on pourrait être ce Mr Burton nom issu de Richard Burton (figure iconoclaste de Cléopatre, La nuit de l'iguane, Quand les aigles attaquent, Qui a peur de Virginia Woolf). La voix de Serge entremelé aux flammes crées par Geoffrey et à Mozart sans oublier la partition composée par Clément me donne encore des frissons. Et que dire de ce plan inspiré de la fresque de Michel Ange "La création d'Adam" , vous avez trouvé la 2eme main de Geoffrey ? Game over.
Allons au vif du sujet, je vous invite à visiter mon nouveau site interne : www.butterfleyemovies.fr Vous aurez une présentation des activités, de l'équipe, des projets (courts, longs séries, en écriture), des photos de tournage, des masterclass (du collectif DBS,à venir) et enfin de la salle de cinéma (dernier volet). Vous avez accès aux 1ers films produits avant 2022 et plus précisement avant la pandémie dont un inédit car il circule actuellement en festival. JE SUIS UN GAZOUILLIS (2016, merveilleux, Nikon) Retour vers le futur (2016), il y a 6 ans. J'ai 42 ans. Olivier.M et moi cherchons éperduement à voler par notre propres ailes et donc faire du cinéma. On est toujours à DHL Express. Je suis en management, il est dans mon équipe et on rêve en parfaite communion. J'ai 42 ans et j'essaie depuis 2 ans de faire un fongecif pour faire des études dans le cinéma. 2eme refus. Rage. Désespoir. Il fallait canaliser cette frustration et du coup on décide de participer à cette compétition, le Nikon festival. Olivier écrit le scénario et on part tourner avec sa caméra dans le 94 avec ses enfants. Il faisait beau et froid et on tourne avec ses masques d'oiseaux achetés rue Mouffetard. C'était cool. On parle déjà de cadre, de lumière surtout celle du jour, de plans. On s'amuse beaucoup avec les enfants. Quelques jours après, Olivier propose de rencontrer un monteur et m'emmène le rencontrer sur Paris. C'est là que je rencontre Geoffrey. La rencontre fut sobre. Je n'avais pas été convaincu; j'étais stupide. On fait un essai et après le boulot, on part faire une 1ere séance de montage. Je lui suggère d'utiliser Debussy "Clair de lune" pour la musique et la magie s'opère surtout à travers sa manière pécise de découper le film et ses techniques d'étalonnage, ce tout petit film dégage toute sa poésie. Je verse des larmes devant l'écran tellement je suis content, grâce à Olivier et Geoffrey, d'avoir fait un film. Olivier avait raison, on pouvait faire des films avec quasiment rien. Il était tout fier d'avoir fait participé ses enfants et ce n'était que le début car Olivier a toujours plusieurs cordes à son arc. Et depuis Geoffrey est devenu plus qu'un monteur, cef op, étalonneur, superviseur vfx, c'est aussi un ami, un ami, un booster exceptionnel. Quand je parlais de bouillon humaniste, voici comment un film de 2:20 peut changer des vies. PS : Le poster (oui, soyez indulgents !) des perroquete romantiques vient de mon amour pour ces oiseaux et notamment j'avais une perruche à Pondichery au nom de Jacquot qui a sans doute ma plus grande confidente à l'âge de 10 ans ne parlant pas un traitre mot tamoul à l'époque. Toujours pas de Fongecif, je décide donc de faire l'impensable alors que j'ai une vie bien rangée. Je demande à quitter mon entreprise après 18 ans de bons et loyaux services. Je négocie une rupture conventionnelle et je m'en vais tel que Capitaine Oh mon capitaine le 29 décembre. C'est dans cet état d'esprit que ce film écrit par ce cher Olivier m'est proposé et on décide de le produire et réaliser ensemble. Nous avions décidé de caster des comédiennes quinquagenaires. L'exercice fut pétillant, on a beaucoup ri. Ce fut également le cas au tournage. On avait réussi à s'entourer de gens qui nous ont rendus de fiers services, je pense à Anne Laure, Anne, Carla. Je me rappelle avoir été bloqué avec le chef op sur le choix de plans et tout le monde avait commencé à donner son avis. Il a fallu reprendre les choses en main (qui tremblait). En tout cas la 2eme moitié devint croustillante comme l'histoire du film et le tournage se termina agréablement. C'est là que je rencontre une paire de collaborateurs attitrés. Deux frères jumeaux, Clément et Angel, des ingénieurs son, des pointures, qui en 5 ans ont bâti deux studios, en France et au Vietnam, pour vous dire leur niveau de perséveration. Ils m'ont fait découvrir l'importance du son dans un film et toute l'exigeance technique qu'il ne fallait jamais négliger. Résultat : Un film mimi mais que je ne pouvais pas trop montrer à mes familles pour éviter tout incident diplomatique, vous voyez ce que je veux dire...Bizarrement, c'est le film concours qui a eu le plus de prix. LA MELODIE DU SILENCE (2018, expérimental, 48h film festival) Le film suivant a été tourné pour répondre à un autre concours dont le format lui même est très excitant puisqu'après avoir choisi un sujet le venredi, vous avez deux jours pour écrire, tourner, monter un film de moins de 7 min. Je partais avec quelques volontaires et une partie du recrutement se fit même dans la queue d'attente tant qu'on y est, merci Clara de ton intuition. Résulte un petit film bien étrange et romantique. C'est là que je dirige le talentueux Damien. Et puis se greffent de comédiens issus du studio Muller, un incubateur de talent. On tourne dans un vrai sutdio de musique dans le 14eme. Evidemment, la journée passa trop vite et je n'arrive à obtenir ce que je veux exactement dans les plans extérieurs. Là aussi, la prise de décision n'est pas au top et je stresse. Ce dont je suis le plus fier c'est la séquence de fin avec mes deux comédiens. Une bande son et une musique très réussies et un plan basé sur "Le cri" de Munch. J'aime beaucoup le titre tiré d'un film tamoul, j'aurai voulu extrapoler cette surdité pathologique d'ordre neuro sensorielle ou la filmer différemment. L'écriture à plusieurs était intéssante mais j'en voyais déjà les limites à mon niveau, je n'étais pas forcément prêt pour cela. Je m'aperçois que je n'ai pas pris de photo de ce tournage. Dommage. Suite au prochain n°
Le cinéma est inscrit dans mon adn depuis l’âge de dix ans. Une ivresse cinéphilique dont j’ai commencé à m’abreuver en France en 1984 à l’âge de 10 ans est restée intacte ; la magie de la salle obscure opérant encore aujourd’hui en moi. En sont témoins les dix films qui composent mes plus anciens souvenirs du cinéma : La ruée vers l’or (Charlie Chaplin, 1925) Le septième voyage de Sinbad (Nathan Juran,1958) Les oiseaux (Hitchcock, 1963) Docteur Jerry et mister Love (Jerry Lewis, 1963) Godzilla, Ebirah et Mothra : Duel dans les mers du sud (Jun Fukuda, 1966) Le bon, la brute et le truand (Sergio Leone, 1966) La party (Blake edwards, 1969) La fureur de vaincre (Lo Wei, 1972) King Kong (John Guillermin, 1976) Les aventuriers de l’arche perdue (Steven Spielberg, 1981) Bien sûr le cinéma français attira également mon attention avec quelques oeuvres marquantes :
L’assassin habite au 21 (Henri Georges Clouzot, 1942) La belle et la bête (Jean Cocteau, 1946) Les yeux sans visage (Georges Franju, 1960) Fantômas (André Hunebelle, 1964) Le cerveau (Gérard Oury, 1969) Des films qui ont nourri une imagination débordante, des nuits terrifiantes, une curiosité ardente me poussant à revoir et revoir ces films pour comprendre les secrets de fabrication ainsi que cette magnificence visuelle et narrative qui titillaient mon esprit dont les réponses vinrent beaucoup plus tard. Arrivé en Inde la même année (1984), après avoir traversé des zones de turbulences culturelles et linguistiques, me voilà plongé dans un grand bain cinématographique quasiment inédit même si j’en connaissais l’empreinte musicale notamment celle des compositeurs M.S.Viswanathan et Ilaiyaraja. Les fanboys, notamment avec l’émergence des VHS, que je fréquentais à l’époque m’ont initié et familiarisé aux codes et caractéristiques du cinéma indien ; plus spécifiquement du cinéma tamoul notamment grâce à mon père (ancien sergent-chef au régiment d’infanterie militaire de Rambouillet). Ma découverte de cinq réalisateurs majeurs a décuplé mon intérêt pour l’industrie Kollywood (mot associant la ville de Kodambakkam + Hollywood). K.Balachander – Apoorva rangagal (1975) Barathiraja – 16 vayadhinile (1977) Mahendran – Mullum malarum (1978) Balu Mahendra – Sadma Mundram pirai (1982) Mani ratnam – Nayagan (1987) Ainsi qu’une série de films tout aussi avant-gardistes ou innovateurs dans la narration comme : C.V.Sridhar – Illamai oonjala adhukiradhu (1978) C.Rudraiya - Aval appadi than (1978) S.P.Mutharaman - Aarilirndhu aruvadhu varai (1979) K.Viswanath – Salangai oli (1983) Singgetham Sreenivasa Rao - Pesum padham (1987) En parallèle, étudiant studieusement la littérature dans l’espoir de devenir professeur de lettres, une fièvre romanesque occupa mon esprit prenant les formes de l’écriture. Aux relents romantiques, gothiques et fantastiques, ce parfum qui, depuis, émane toujours en moi provient de ces auteurs singuliers (J’en cite certains : Goethe, Nerval, Maupassant, Poe, Lovecraft, Balzac et Chateaubriand), Il m’a donné goût à la nouvelle et au poème. J’ai travaillé et affiné mon style dans cet exercice bien particulier m’amenant à des sphères créatrices jouissives d’ailleurs j’ai poursuivi des études de Lettres Modernes à l’université de Jussieu quand je suis rentré en France en 1993. Cette double racine voire culture a contribué à l’élaboration de ce projet de vie que je conçois et réfléchis depuis une dizaine d’années. Après un passage amateur qui, pour mon plus grand bonheur, a fait l’objet d’une prise de liberté totale dans le cadre d’un pôle animation au sein de mon entreprise. Cela m’a permis de monter des films avec ce qu’on appelle des bouts de ficelle aboutissant, en 2016, à 42 ans, à ce désir de concrétiser ce nouveau projet de vie, projet professionnel comportant les casquettes à la fois d’auteur, réalisateur et producteur. Bien sûr, il y a une période d’apprentissage obligatoire qui m’a aidé à y voir plus clair et définir ma stratégie et choix artistiques mais surtout mes choix de vie car il a fallu sacrifier certaines choses d’ordre privé. C’était en toute évidence le prix à payer pour arriver à mes fins. « L'obstination est le chemin de la réussite. » Charlie Chaplin Qu’est-ce que l’obstination, qu’est-ce que la réussite et surtout quel chemin utiliser pour percer dans le 7eme art ? Autant de questions qu’on peut se poser quand on est jeune auteur réalisateur. L’obstination c’est de croire en son talent, en sa vision de cinéaste, en sa capacité de mettre en image une histoire. Pour cela il faut travailler dur sans jamais céder et de toujours fournir le meilleur de soi-même. La réussite est d’abord personnelle car elle doit refléter votre persévérance et votre parcours étape par étape. Et puis quel est le meilleur chemin à prendre ? Chacun a sa théorie là-dessus. J’ai compris avec le temps qu’elles étaient toutes bonnes. Il faut suivre son intuition et avoir un peu de chance. Be on the right time at the right place. La vie de Charlie est une source infinie d’inspiration ; ses personnages également ; en marge de la société, guidés par une ingénuité pragmatique avec une envie féroce de survivre dans une société répressive et inégale. En 2017, j’ai donc décidé de mettre fin à mes 20 ans de carrière chez DHL Express International où j’occupais le poste de Manager Grands Comptes en négociant une rupture conventionnelle. Avec l’argent reçu j’ai fait un certain nombre de formation dans l’écriture, la réalisation, la direction d’acteur, le montage, l’assistance réalisation et les focales. Par la suite, j’ai lancé une campagne de crowfunding (gains récoltés : 8650 euros), étape cruciale dédiée à l’émancipation de ma boîte de production que j’ai intitulée : Butterfl’eye Movies (Le regard du papillon, pour rendre hommage à un amour de jeunesse). J’ai défini dès le début ma ligne éditoriale étant le film de genre et le film sociétal indien afin de ne pas être catalogué ni dans l’un ni dans l’autre choix de films. Après avoir participé à des concours (Festival Nikon, 48h film festival), j’ai écrit, produit et mis en scène les courts métrages suivants sur une période de 5 ans (2017 – 2021) : Je suis ton gazouillis (2017) Je suis ton cadeau (2018) La mélodie du silence (2018) Dil (Coeur, 2018) A deadly wish (Un souhait mortel, 2018) Veilleur(s) de jour (2019) Pyaar stories (Histoires d'amour, 2021) Hypnos (2021) Black (Noir, 2021) Gowry (2021) Nila (2021) Final cut (Dernier montage, 2021) The End (Fin, 1er long mtrage, 2021) Evidemment, m’entourant de collaborateurs exclusifs comme Dreamy Motion et Spark studios, que je remercie particulièrement puisqu’ils m’ont permis de braquer les projecteurs sur mon travail et surtout permettre à une jeunesse franco-pondichérienne de se greffer à ces nombreux projets soit pour apprendre un métier (ayant été formateur professionnel) soit pour apporter son savoir-faire sans que l’expérience soit un frein. Un film est une oeuvre d’art où une histoire, une vision, une émotion sont portés à l’écran mais c’est avant tout une odyssée humaine autrement dit des rencontres, des liens, des amitiés, toute cette vie & énergie se mobilisant autour d’un projet qui n’est qu’au stade d’un matériau (scénario). Ceci va, petit à petit, prendre vie sous nos yeux par le choix des comédiens, des techniciens, des lieux, des technologies dont le point d’orgue est le moment du tournage (mise en scène). Puis l’aboutissement ou véritablement la magie, va avoir lieu sur la table de montage où découpage, effets, musique, colorimétrie vont s’entremêler et inscrire pour de bon votre histoire conçue sur le papier. Je remercie bien évidemment toutes les personnes qui m’entourent et qui manifestent leur amitié face à ce cinéma que je souhaite indépendant, engagé, évocateur et en ébullition tel un miroir réfléchissant (de) notre société actuelle, au double sens strict du terme. Amicalement vôtre,
Butterfl'eye Movies est une société de production créée en 2018 dont la ligne éditoriale est le film de genre et le film sociétal. Le fondateur est Sejiane BELMONT, auteur réalisateur et producteur d'origine franco-pondichérienne dont le fer de lance est de créer des oeuvres qui soient à l'opposé des codes traditionnels du cinéma indien. Le bilan certifié positif après 5 ans d'existence est le suivant : 1.Auteur Réalisateur & Producteur indé 2.Filmographie composée de 12 courts métrages de genre et sociétaux ayant été primés dans des festivals internationaux de catégorie B & C). 3.Constitution d’une équipe formée en tant qu’assistant réalisateur, directeur de casting, chef décoration, accessoiriste, régisseur transport & cantine, chef costumier). 4.Collaboration avec des techniciens clés. 5.Soutien de partenaire médias (Dreamy Motion & Spark Studio). Au vu d'une projection d'une anthologie de courts métrages intitulée "De Pondy à Paris" évoquant des sujets de sociétés avec une vision engagée et d'une sortie éminente d'un 1ere long métrage fantastique, Sejiane souhaite s'inscrire comme précurseur de cette nouvelle vague en mettant en avant un incubateur de talents, en soulignant ce désir de raconter des histoires dont les racines sont le fruit d'un complexe mélange d'une diaspora et aussi en montrant que ces voix ont besoin de résonner en faisant écho d'un cinéma engagé, dénonciateur mais aussi divertissant. Les codes moraux et philosophiques qui s'en dégagent sont les suivants : 1.La pluralité des voix (le terme diversité étant désuet) et celle peu connue des franco-pondichériens (évoquer notre histoire – le comptoir a été acquis en 1647 et a eu son indépendance en 1947 - et cette volonté de faire vivre cette nouvelle vague à travers le cinéma). 2.La volonté de raconter des histoires à la fois très liées à des thématiques sociales et politiques indiennes mais aussi universelles (ex : l’infanticide, le poids de la religion, la société patriarcale). 3.La nécessité d'ancrer des sujets féministes pour réveiller les consciences et provoquer la rupture de coutumes ancestrales. 4.Le désir de faire (re)vivre le cinéma de genre tout en se détachant des codes cinématographiques classiques voire clichés indiens. 5.Le choix déontologique basé sur la parité aussi bien au niveau des équipes que l'application des rôles principaux sur une notion de 50/50 et aussi d'initier le cinéma, sous forme d’accompagnement, à une jeunesse émergeante (nous insistons sur la notion d'expérience car l'âge n'est pas un facteur) sans passer par un bagage académique parfois difficile d'accès. Et pour finir le mantra que Butterfl'eye s'assure de faire vivre aux collaborateurs, le temps d'un projet de film, dépassant même le cadre de sa conception : Cette odyssée humaine, source de rencontre, d'énergie et de passion. En résumé un bouillon d'humanisme. Au passage nous faisons des films sans perdre cette notion de plaisir. Hé oui c'est l'effet Butterfl'eye !